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Quelles sont les obligations du Hijab ?

 

Sheykh Jamir Meah

 

 

 

 

Question :

Assalamû ’aleykûm

1/ Dans le verset 31 de la sourate Al-Nûr, on lit : « (…) et qu’elles rabattent leur voiles (Khimar) sur leurs poitrines » Le mot Khimar étant utilisé, existe-t-il des savants qui ont déclaré que le Khimar (la longue écharpe couvrant la poitrine et les épaules ainsi que la tête et le cou) est une obligation, ou bien le foulard simple suffit-il ?

2/ Quel âge doit avoir atteint un jeune garçon pour qu’il devienne obligatoire à la femme de porter le Hijab en sa présence ?

3/ La femme doit-elle porter une Abaya (longue robe qui couvre tout le corps) pour que sa prière soit valide ?

 

Réponse :

Wa ‘alaykoum salaam,

Au nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux

Merci pour vos questions. Qu’Allâh vous accorde le rang le plus élevé et qu’Il vous guide vers ce qui Le satisfait.

1/ Le verset que vous citez contient deux mots importants :

خُمُرِ « Khûmur » qui est le pluriel de Khimar. Linguistiquement, Khimar désigne simplement ce qui est utilisé pour couvrir la tête. De nos jours il est plus courant d’utiliser le mot « Hijab » pour parler du vêtement qui couvre les cheveux et le cou. Linguistiquement, le mot « Hijab » désigne une barrière ou ce qui fait prévention. Le mot Hijab a donc un sens plus général que le mot Khimar.

جُيُوبِ « Juyub » qui est le pluriel de « Jayb » correspond à l’ouverture du haut du vêtement. Dans la plupart des traductions de ce verset, il est traduit par poitrine.

L’imam Al-Qurtubi mentionne dans son commentaire de ce verset que :

« A l’époque (de la Révélation de ce Verset), les femmes avaient pour habitude de couvrir leur tête avec le Khimar en jetant le reste de celui-ci à l’arrière dans leurs dos. Ce qui laissait apparaitre le haut de la poitrine ainsi que les oreilles, à la manière des Chrétiennes. Jusqu’à ce qu’Allâh leur ordonne de couvrir également ces parties avec le Khimar. » (Tafsir Al-Qurtubi)

D’autres exégètes du Qour’an, tels qu’Ibn Kathir, proposent des explications similaires.

Nous pouvons donc en déduire que peu importe le vêtement porté sur le tête (qu’on le nomme Khimar ou Hijab), il doit couvrir la tête, les cheveux, la nuque, le cou et le haut de la poitrine.

Le Hijab permet donc de couvrir toutes ces parties lorsqu’il est porté correctement. Le vêtement généralement connu sous le nom de Khimar remplit également ce rôle, car il est plus long, plus ample, fait d’une seule pièce et conçu dans ce but. Il n’est donc pas question d’éliminer l’un ou l’autre de ces deux vêtements, mais plutôt pour la femme Musulmane de choisir ou d’alterner entre les deux, du moment que les parties du corps citées plus haut soient bien couvertes. Ce n’est pas non plus une nécessité que le vêtement soit noir ou foncé, cela dépendra de l’environnement dans lequel la femme évolue.

Idem pour la partie inférieure de la poitrine (ainsi que les autres parties du corps et en particulier celles qui sont proéminentes), cette zone doit aussi être couverte conformément aux critères de pudeur, en arborant un habit ample et non tape-à-l’œil. Cela peut dépendre aussi bien de la matière du tissu (ample, drapé, moulant, etc.) que de la forme du corps. Une fois que la femme Musulmane a rempli son devoir en matière de pudeur et de modestie, elle n’a pas besoin d’en faire plus. N’oublions pas que dans cette affaire, l’autre partie est que l’homme doit également faire preuve de pudeur en baissant le regard.

2/ Dès lors qu’un enfant atteint l’âge auquel il pourrait être considéré comme attirant par le sexe opposé, il est considéré comme kâbir (enfant plus âgé). Cela varie entre l’âge de 7 ou 8 ans, mais c’est tout de même plus proche des 8 ans. Bien qu’il y ait des disparités entre chaque enfant, l’âge de 9 ans est généralement considéré comme étant la limite. D’autres savants l’ont fixé à 7 ans. (Hashiyat ala Tuhfat al Muhtaj)

La règle concernant les actes d’adoration pour un enfant kâbir, est qu’il est considéré comme adulte par rapport au sexe opposé, sauf qu’il n’est pas encore légalement responsable. Par conséquent, même s’il n’a pas légalement l’obligation de détourner le regard du sexe opposé (les parents devraient leur apprendre à cet âge) un adulte doit le traiter comme un autre adulte et donc prendre les mêmes précautions qu’avec un adulte du sexe opposé. Ce qui veut dire que la femme adulte a obligation de se couvrir (hijab) devant un jeune enfant (kâbir) et que l’homme adulte doit détourner le regard d’une jeune enfant (kâbir).

3/ Le port de la abaya n’est pas une condition de validité de la prière pour la femme, tout comme le port du qamis (ou similaire) ne l’est pas pour l’homme. En fait, même s’il/elle s’habille de manière moulante, mais que la zone de pudeur (awra) est bien couverte, la prière sera tout de même valide, bien que cela soit fortement détestable. Le seul critère concernant la femme (en terme d’habillement) pour que sa prière soit valide, c’est que le vêtement couvre tout le corps, à l’exception du visage et des mains (dans notre école), et que la couleur de la peau ne soit pas révélée (NDT : sur les parties couvertes, c’est-à-dire que le vêtement ne soit pas transparent).

Beaucoup choisissent de porter des abayas/qamis pour les mêmes raisons qu’ils choisissent le Khimar plutôt que le Hijab. Ce sont des vêtements qui remplissent délibérément et simplement le critère vestimentaire légal pour la prière. Bien que la largeur de la tenue ne soit pas une condition de validité de la prière, il est important de garder à l’esprit que de la même manière qu’une personne doit porter des vêtements pudiques et larges en dehors de la prière, elle doit également porter ce type de vêtements durant la prière, surtout en raison des différentes positions adoptées durant celle-ci et sans oublier un fait important : durant la prière, on se tient avant tout devant notre Seigneur, Allâh Ta’ala.

Et Allâh est plus Savant.

Je vous souhaite facilité et succès dans toutes vos entreprises.

Sheykh Jamir Meah

– Réponse vérifiée et approuvée par Sheykh Faraz Rabbani, puis traduite et publiée sur Sunnisme.com avec son autorisation –

 

Notes :

Sheykh Jamir Meah a grandi à Hampstead à Londres. En 2007 il se rend à Tarim, au Yémen, où il étudia durant 9 années les sciences Islamiques en cours particuliers avec les principaux érudits du Ribâat de Tarim, se focalisant et se spécialisant dans la jurisprudence Shâfi’ite. Début 2016, il déménage à Amman, en Jordanie où il donne des cours et continue des études poussées dans différentes matières. En dehors des sciences islamiques, il est un Homéopathe qualifié et dirige une clinique privée à Amman.

 

Nier l’obligation du Hijab

Sheykh Faraz Rabbani

 

Hijabi

 

 

Question :

Une personne qui nie l’obligation du hijab est-elle considérée comme mécréante? Si non, quel est son statut?


Réponse :

Assalamou alaikoum,

Je prie pour que cette réponse vous trouve dans le meilleur état spirituel et de santé.

L’obligation de se couvrir s’applique aux hommes comme aux femmes, et les limites de ce que les hommes et les femmes doivent couvrir sont clairement affirmées dans le Coran et la Sunnah du Messager d’Allâh (salallahou ‘alayhi wassalaam).

Dans cette obligation découle l’obligation pour la femme adulte (pubère) de tout couvrir à l’exception du visage, des mains et des pieds [1], devant des hommes avec qui elle n’a pas de liens de parenté [2]. Il existe un consensus scientifique clair et décisif (ijma’) à ce sujet et il ne s’agit pas d’une question sur laquelle il est possible de revenir.

Toutefois, étant donné les temps troublés que nous vivons, les savants ne déclarent pas les gens qui nient cette obligation comme étant mécréants. Notre devoir consiste plutôt à appeler les gens à une bonne compréhension de l’Islam et de la Loi Sacrée. Si les gens comprennent de manière globale sur quelle sagesse et sur quelle miséricorde la Loi Sacrée est basée, ils comprendront et accepteront ses avis.

Allâh le Très-Haut dit dans le Coran : « Appelle à la Voie de ton Seigneur avec sagesse et par de persuasives exhortations. Sois modéré dans ta discussion avec eux. Du reste, c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’écarte de Sa Voie, comme Il connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. ». [Coran, 16/125]

Le Prophète (qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) a dit : « Appelez les gens avec de bonnes nouvelles, et ne détournez pas les gens.» [Muslim]

Et Allâh seul donne le succès.

Wassalam,

Sheykh Faraz Rabbani


© Traduit et publié avec l’autorisation de l’honorable sheykh Faraz Rabbani (qu’Allâh le récompense)

Notes :

[1] Pour les Hanafites, les pieds n’entrent pas dans la ‘awra qui doit être couverte
[2] C’est-à-dire avec lesquels elle pourrait juridiquement se marier

Mes parents veulent que j’enlève mon Hijab

 

Ustadha Raidah Shah Idil

 

 Hijab Choix

 

 

Question :

Assalam alaikoum.

Au cours des dernières années, mes parents ont beaucoup insisté pour que je me marie et il y a environ un an et demi, j’ai décidé de porter le hijab. Mes parents y sont très opposés et disent constamment des choses blessantes. Depuis que j’ai mis le hijab le nombre de propositions que j’ai eu a considérablement diminué. Les réactions de ma famille me font sentir que je ne vais pas trouver quelqu’un en portant le hijab. Y a t-il des conseils que vous pourriez me donner pour patienter, trouver le bon conjoint et pour les relations avec ma famille? Que faire alors que mes parents veulent que j’enlève mon Hijab?


Réponse :

Assalamualaykum wa rahmatullahi wa barakatuh,

Je prie pour que cette réponse vous trouve en bonne forme. Qu’Allah vous accorde une immense et rapide facilité après cette épreuve.

Tawwakul

« Si Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet [Ô Muhammad], qu’ils sachent que Je suis tout près d’eux, toujours disposé à exaucer les vœux de celui qui M’invoque. Qu’ils répondent donc à Mon appel et qu’ils aient foi en Moi, afin qu’ils soient guidés vers la Voie du salut. » [Coran 2:186].

La promesse d’Allah est vérité. Il ne faut jamais perdre espoir en la miséricorde et en la générosité de votre Créateur, qui s’est occupé de vous quand vous n’étiez encore qu’un caillot dans le ventre de votre mère. Il vous a nourri jusqu’à ce que vous deveniez la jeune femme que vous êtes aujourd’hui, et Il ne vous abandonnera pas maintenant. Lisez la sourate Al-Waqi’ah (Sourate 56) autant que vous le pouvez, et demandez à Allah de vous augmenter en rizq (subsistance), notamment sous la forme d’un bon mari aimant.

Lorsque votre confiance en Allâh commence à faiblir, augmentez vos actes de culte et demandez à Allâh de placer la certitude dans votre cœur. Réveillez-vous avant l’aube et priez Allâh dans cette dernière partie de la nuit qui est sacrée.

Patience

« Ô croyants ! Cherchez du réconfort dans la patience et la salât ! Allâh est, en vérité, avec ceux qui savent s’armer de patience » [Coran 2:153]

Si vous souhaitez obtenir la bénédiction d’Allah, alors la solution consiste à rester ferme sur ce qu’il a rendu obligatoire, et de rester loin de ce qu’il a rendu interdit.

Pensez aux Compagnons (qu’Allah soit satisfait d’eux). Beaucoup d’entre eux ont enduré plus d’une décennie de torture physique et émotionnelle. Vivre sous la persécution des Quraysh à La Mecque était une épreuve énorme pour chacun d’entre eux, et Allah leur a accordé un secours qui fut la migration à Médine. Votre secours est également proche.

Mariage

« Aux hommes malhonnêtes, femmes, actes malhonnêtes, et aux femmes malhonnêtes, hommes, actes malhonnêtes. Aux hommes vertueux, femmes, actes vertueux, et aux femmes vertueuses, hommes, actes vertueux. Ceux-ci sont désormais lavés des calomnies qu’on faisait courir sur eux, et le pardon de Allâh leur est accordé ainsi qu’une généreuse récompense. » [Coran 24:26]

« Ceux qui croient et qui s’apaisent au souvenir de Allâh. N’est-ce pas que c’est au souvenir de Dieu que s’apaisent les cœurs? » [Coran 13:28]

Un homme qui n’aime pas votre hijab n’aime pas quelque chose qui apporte le bonheur dans le cœur du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Vous êtes une femme croyante, Allah vous honore par le hijab. Un homme qui n’aime pas ce qu’Allah a commandé, n’est pas digne de vous.

En fin de compte, votre cœur va trouver le vrai repos seulement par le rappel d’Allah (Dhikr). Aucun mari ne peut vous donner cela car seul Allah est Celui qui Tourne les cœurs.

Famille Difficile

« Nous avons recommandé à l’homme d’être bon envers son père et sa mère, mais « si ceux-ci te poussent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas. » C’est vers Moi que vous ferez tous retour, et Je vous ferai, alors, connaître toutes vos œuvres ! ». [Coran 29:8]

Bien que cela doive être blessant et décevant d’entendre la désapprobation constante de vos parents, n’oubliez pas que vous satisfaites Allah le Très-Haut. Faites des dou’as pour vos parents. Parlez-leur gentiment. Soyez cette fille pleine de compassion, et leurs cœurs peuvent s’adoucir.

Ustadah Raidah Shah Idil

Vérifié & Approuvé par Shaykh Faraz Rabbani.

 

© Traduit avec l’autorisation de l’honorable sheykh Faraz Rabbani (qu’Allâh le récompense)

 

Les parents peuvent-ils forcer leur fille à porter le voile (Hijab)?

 

Ustadha Zaynab Ansari

 

 

voile_islamique

 

 

Question :

Assalamou alaikoum,

Ma cousine adolescente ne s’habille pas d’une façon impudique, mais elle ne parvient pas à porter le hijab. Elle est plutôt jolie. Initialement, sa mère avait parlé avec elle, avec tact, à propos de l’importance du port du hijab, mais ma cousine refuse toujours de le porter.

Maintenant, sa mère a demandé à son fils plus âgé et non pratiquant, que ma cousine craint, de lui dire de porter le hijab. La situation a dégénéré quand il a commencé à surveiller ce qu’elle porte et à lui interdire d’une manière menaçante de sortir de la maison sans hijab. Elle pleure et se sent pleine de ressentiment et de colère à chaque fois. Je crois que cette situation lui fait détester le hijab et la religion, d’autant plus que cela vient de quelqu’un qui est très loin de pratiquer l’Islam. Est-ce que cela est autorisé? Doivent-ils laisser ma cousine tranquille jusqu’à ce qu’elle décide de porter le hijab par elle-même?


Réponse :

Assalamou alaikoum,

Chère sœur,

Merci pour votre question.

Le Hijab n’est pas juste un acte de dévotion extérieure, mais il est le reflet d’une conviction intérieure en Allâh et en Sa Loi. La modestie ne peut être légiférée, en particulier dans une atmosphère de doubles standards, de dureté et de critiques. Ce n’est pas ainsi qu’on peut faire aimer à quelqu’un Allâh Ta’ala et Sa religion.

Ce que je vais dire, cependant, c’est qu’il est légitime que les parents aient des attentes. Toute jeune personne raisonnable devrait comprendre que tant qu’il ou elle mange la nourriture de ses parents, qu’elle dort dans leur lit, et vit sous leur toit, elle doit être prête à assumer sa part du marché, qui est le respect des règles.

Une fois que le membre de votre famille prend son indépendance, la manière dont elle s’habille la regarde. Toutefois, aussi longtemps qu’elle vit dans une famille Musulmane qui à certaines attentes concernant ses membres, elle doit être prête à répondre à ces attentes et laisser ses sentiments personnels de côté.

Pour finir, cette situation sert à illustrer l’importance d’inculquer la modestie chez les filles dès le plus jeune âge. Il est très difficile d’adopter le hijab quand on est adolescente et que les opinions se forment, que l’obstination s’installe, et que la pression des pairs est intense.

Qu’Allah rende les choses aisées,

Ustadha Zaynab Ansari

.Pourquoi devrais-je porter le Hijab?

 

Par le Mufti Ebrahim Desaï

 

 

foulard

 

 

C’est une bonne question et il y existe une très belle réponse! Allâh nous a commandé d’accomplir toute action qui soit bonne pour nous et nous a interdit toute action qui soit mauvaise pour nous. Allâh ordonne à la femme Musulmane de porter le hijab quand elle sort de la sphère sécuritaire de sa maison ou lorsqu’elle se trouve en présence d’hommes étrangers (ndt : non-mahârim). Par conséquent, porter le hijab est très bénéfique pour toi – femme Musulmane – pour de nombreuses raisons. Parmi elles :

 

  • Tu satisfais Allâh. Tu obéis aux ordres de ton Seigneur quand tu portes le voile (hijab) et tu peux espérer recevoir de grandes récompenses en retour.
  • C’est le moyen qu’Allâh t’as donné pour protéger ta beauté naturelle. Tu es trop précieuse pour être « exposée » à la vue de chaque homme.
  • C’est le moyen qu’Allâh t’as donné pour préserver ta chasteté.
  • Allâh purifie ton cœur et ton esprit à travers le hijab.
  • Allâh embellit tes aspects intérieurs et extérieurs à travers le hijab. Extérieurement ton hijab reflète l’innocence, la pureté, la modestie, la timidité, la sérénité, le contentement et l’obéissance à ton Seigneur. Intérieurement, tu cultives la même chose.
  • Allâh définit ta féminité par le biais du hijab. Tu es une femme qui respecte sa féminité. Allâh veut que tu sois respectée par les autres, et que tu te respectes toi-même.
  • Allâh accroît ta dignité par le port du hijab. Quand un homme inconnu te regarde, il te respecte parce qu’il voit que tu te respectes.
  • Allâh protège ton honneur à 100% à travers ton hijab. Les hommes ne te fixent pas d’une manière déplacée, ils ne s’approchent pas de toi, ni ne te parlent d’une manière sensuelle. Au contraire, un homme te tient en haute estime et ca d’un simple coup d’œil sur toi!
  • Allâh te donne la noblesse à travers le port du hijab. Tu te pares de nobles qualités morales, loin de la débauche, parce que tu es couverte et pas dénudée.
  • Allâh témoigne de ton égalité en tant que femme Musulmane à travers le port du hijab. Ton Seigneur, t’accorde la même valeur qu’à ton homologue masculin et Il te donne une foule de droits et des libertés. Tu exprimes ton adhésion à ces droits uniques en mettant le hijab.
  • Allâh définit ton rôle en tant que femme Musulmane à travers le port du hijab. Tu es une personne ayant d’importantes fonctions. Tu es le reflet de la femme d’action, qui ne recherche pas l’oisiveté. Tu affiches ton sens de l’organisation et ta détermination à travers le port du hijab. Tu es quelqu’un que les gens prennent au sérieux.
  • Allâh exprime ton indépendance par l’intermédiaire du hijab. Tu indiques clairement que tu es un serviteur obéissant du Grand Maître (ndt : Allâh). Tu n’obéiras à personne d’autre et ne suit aucun autre chemin. Tu n’es l’esclave d’aucun homme, ni d’aucune nation. Tu es libre et indépendante de tous les systèmes créés par l’homme.
  • Allâh te donne la liberté de mouvement et d’expression par l’intermédiaire du port du voile. Tu es capable de te déplacer et de communiquer sans crainte du harcèlement. Ton hijab te donne une assurance unique.
  • Allâh veut que les autres te traitent – femme Musulmane – avec bienveillance. Et le port du hijab entraîne le meilleur comportement des hommes envers toi.
  • Allâh veut que ta beauté soit préservée et conservée au profit d’un seul homme – ton mari.
  • Allâh t’aide à profiter d’un mariage réussi grâce au hijab. Parce que tu réserves ta beauté pour lui seul, l’amour qu’a ton mari pour toi augmente, il te chérit plus, il te respecte plus et il t’accorde d’avantage de reconnaissance. Ainsi, ton  hijab contribue à une relation fructueuse et un mariage durable.
  • Allâh apporte la paix et la stabilité dans la société par le biais du hijab! Oui c’est la vérité! Les hommes ne sèment pas la corruption en s’engageant dans des relations illégales parce que toi – femme Musulmane – apaise leurs passions. Quand un homme te regarde, il se sent à l’aise, il n’est pas tenté sexuellement.

Ainsi, une femme musulmane qui porte le hijab est digne, pas déshonorée, noble, pas débauchée, libérée, pas asservie, purifiée, pas salie, indépendante, pas une esclave, protégée, pas exposée, respectée, pas raillée, confiante, pas anxieuse, obéissante, pas pécheresse, une perle réservée, pas une prostituée.

Chère sœur musulmane! Viens avec nous vers les portes du Paradis! Remplis tes devoirs envers Allâh, enfile ta parure – portes ton hijab et cours vers le Paradis (Jannah) en accomplissant toute bonne action. Tu dois accepter dès maintenant que porter le hijab est extrêmement bénéfique – sans nul doute – car Allâh ne commande que ce qui est bon. Et crois-moi chère sœur, il est bon d’obéir aux ordres de ton Seigneur.

« […] Leur récompense, est auprès de leur Seigneur : Les jardins d’Éden, où coulent des ruisseaux et où ils demeureront éternellement, car Dieu sera Satisfait d’eux et eux seront satisfaits de Lui. Voilà ce qui sera réservé à celui qui aura craint son Seigneur ! » [1]

 

Notes du traducteur :

[1] Qour’an S98 / V8

Devrais-je quitter la France suite à l’interdiction du Hijab dans les écoles publiques?

 

Par Sheykh Ahmad Kutty

 

france_hijab

Question :

 

As-Salamou ‘alaykoum, je vis en France et j’ai une fille de 13 ans. Comme vous le savez, ce pays ne permet pas aux femmes de porter le voile à l’école ou au travail [1] depuis Septembre 2004. Je veux que ma fille soit libre de pratiquer sa religion (din) et d’être une bonne musulmane, s’attachant à suivre le sentier d’Allâh. Je sais que le port du hijab est une obligation religieuse importante, décrétée dans le Qour’an. Dans ce cas, est-ce que faire la hijra (émigrer) et partir vers un autre pays (Syrie, Canada, etc) est considéré comme une obligation?

 

Réponse de Sheykh Ahmad Kutty :

 

Wa ‘alaykoum salam wa Rahmatoullâhi wa Barakatouh.Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Toutes les louanges et les remerciements vont à Allâh Ta’ala, et que la Paix et les Bénédictions soient sur Son Messager (salallâhou ‘alayhi wassalaam).

Je ne pense pas que vous devriez quitter la France pour un autre pays en raison de l’interdiction du hijab. Si les musulmans étaient tenus d’émigrer d’un pays simplement à cause de ce type de restrictions, alors nous devrions continuellement nous déplacer d’un pays à l’autre jusqu’à ce que l’on se retrouve avec aucun pays où résider. Car, si on en juge par les normes idéales de l’Islam, aucun pays, y compris ceux qui prétendent suivre les Lois de l’Islam, ne peut être considéré comme pleinement Islamique dans le sens véritable; chacun d’entre eux applique une sorte ou une autre de restriction par rapport à la pratique Islamique authentique.

Par conséquent, nous sommes seulement tenus de faire ce que nous sommes en mesure de faire, étant donné les circonstances auxquelles nous sommes confrontés, tout en nourrissant l’intention et l’effort, du mieux que nous pouvons, de réaliser pleinement le décret de Dieu.

Dans le Qour’an Glorieux, Allâh dit : « Craignez donc Dieu autant que vous le pouvez ! Écoutez, obéissez, » [2] et « Dieu n’impose rien à l’âme qui soit au-dessus de ses moyens ». [3]

De même, le Prophète a dit : « Fuyez les péchés que j’ai défendu, tout en essayant de faire ce que je vous ai commandé du mieux que vous le pouvez« .

Par conséquent, ne désespérez jamais, acceptez votre condition simplement comme une épreuve, de la même manière que tous ceux qui s’efforcent de rester fidèles aux enseignements de l’Islam doivent faire face (ndt : lutter), sous une forme ou une autre. Cela devrait nous aider à comprendre que les Lois de l’Islam n’ont pas été révélées toutes en même temps à Médine, mais plutôt qu’elles ont été révélées par étapes progressives. Donc, accrochez-vous résolument aux enseignements auxquels vous pouvez adhérer fermement, mais pour ce que vous êtes incapables de suivre en raison de circonstances indépendantes de votre volonté, comme les restrictions à propos du hijab, cherchez plutôt à les modifier en utilisant les méthodes pacifiques qui sont constitutionnelles dans le pays où vous vivez. Vous devez le faire en travaillant  conjointement avec toutes les personnes démocratiques et pacifiques du pays, qui travaillent à changer ces lois injustes, indépendamment de leurs affiliations religieuses ou ethniques, tout en gardant l’espoir et la confiance en Allâh, et en sachant que finalement c’est Lui qui nous accordera le succès si nous le servons de manière sincère. Allâh dit : « Ceux qui luttent pour Notre Cause, Nous les guiderons assurément sur Nos sentiers, car Allâh est en vérité avec les bienfaisants » [4].

Notes du traducteur :

[1] Cela est uniquement interdit pour les femmes qui travaillent dans la fonction publique. Pour le droit relatif à l’expression religieuse dans l’entreprise privé c’est différent.

[2] Qour’an At-Taghabun 64:16

[3] Qour’an Al-Baqarah 2:286

[4] Qour’an Al-Ankabut 29:69.

Est-ce qu’une femme qui ne porte pas le Hijab va en enfer ?

Par Sheykh  Faraz Rabbani

Hijab (1)

 

 

 

Question:

Si une fille ne porte pas le hijab, est ce que ca veut qu’elle va aller en enfer, même si elle fait la prière (Salat), lit le Qour’an régulièrement, se comporte décemment, ne regarde pas les garçons, ne pratique pas le commérage ni la calomnie, etc…? Le fait de ne pas porter le hijab la condamne-t-elle à l’enfer en dépit de toutes ses autres qualités?

Réponse de Sheykh Faraz Rabbani :

Le hijab est obligatoire.

Délaisser l’obligatoire est un péché et la personne qui le fait est susceptible d’être punie par Allâh. Accomplir l’obligatoire avec l’intention d’obéir à Allâh et en cherchant Son Agrément est une bonne chose, digne de récompense éternelle dans l’Au-delà, qui permet d’augmenter son rang spirituel, et représente un bien pour cette vie et celle qui suit.Alors que la mécréance et le rejet de la foi conduisent à la punition éternelle en Enfer, il n’en est pas de même pour les péchés. Les péchés rendent leur auteur susceptible d’être puni par Allâh par un séjour en enfer, mais ce châtiment n’est pas éternel. Cela ne signifie pas nécessairement que l’on sera puni pour tout péché : Allâh peut pardonner n’importe quels péchés, même majeurs, et les bonnes actions ainsi que d’autres choses peuvent effacer les péchés.

Il est obligatoire de se repentir du péché. Quand on est faible, on devrait au minimum se tourner vers Allâh et demander la force nécessaire qui nous permette de faire ce qui est juste, par désir d’acquérir l’Agrément d’Allâh et d’être de ceux qui aiment Allâh, car les amoureux cherchent à obéir en toutes choses à la volonté de leur Bien-Aimé.

Et seul Allâh donne le succès.

Wassalam.

Sheykh Faraz Rabbani

© Traduit avec l’autorisation de l’honorable sheykh Faraz Rabbani (qu’Allâh le récompense)


La femme doit-elle se voiler en face de son père ou beau-père non musulmans?

 
Réponse de
Sheykh Hamza Karamali

 

hijab-contour

 

Au Nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,

Shaykh Nuh Keller (qu’Allâh le préserve) interrogea Sheykh Habib Zain b. Ibrahim al-Sumayt [1] (qu’Allâh le préserve), l’un des grands parmi les Fuqaha (juriste) de l’école Shafi’ite de notre époque, par une question quasi identique.

 

En 1996, il lui envoya une istifta (demande de Fatwa), lui demandant si oui ou non il est permis à la femme de dévoiler sa tête en face de son beau-père ou de sa belle-mère s’ils ne sont pas musulmans. Habib Zain donna la réponse suivante :


Au Nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux,

Ô Allah, je t’implore de m’accorder le succès dans ma réponse et de conseiller ce qui est correct.

Il est bien connu que le père du mari de la femme est l’un des proches parents (mahram) à travers un lien de mariage (musaharah). Les savants de fiqh (fuqahâ) ont explicitement déclaré que la partie du corps de la femme à cacher (awrah) en face de ses proches parents (mahram) est ce qui se situe entre le nombril et les genoux, qu’il s’agisse de proches parents, en vertu de la lignée, de l’allaitement, ou du mariage. Le fait que le proche parent soit musulman ou non ne crée aucune différence. Si c’est le cas avec un proche parent de sexe masculin, comme le père du mari, alors a fortiori c’est le cas également avec un proche parent de sexe féminin, comme la mère du mari. La réponse à votre question peut être connue à partir de cela, c’est-à-dire, qu’il est possible pour la femme de découvrir sa tête et tout le reste, sauf pour ce qui est entre le nombril et les genoux en face des parents non-musulmans de son mari.


Le grand savant (‘allamah) Ibn Hajar a dit dans le Tuhfa, en commentant ce texte d’al-Minhaj :

Il n’est pas permis de regarder ce qui se situe entre le nombril et les genoux de son proche parent (mahram), voir tout autre partie du corps est permis.

 

Ibn Hajar commente : à condition qu’il n’y ait aucun désir (shahwah), et même s’il est non-musulman, en raison de l’étroite relation (mahramiyyah) qui rend illégal le mariage, cela est comme s’il s’agissait de deux hommes ou deux femmes.


On peut toutefois déduire de ce qu’ils ont dit que cette licéité dépend de deux conditions :

1/ qu’il n’y ait pas de désir (shahwah) ou crainte de fitna,

2/ que les proches parents non-musulmans ne soient pas de ceux qui pensent qu’il est permis d’épouser des proches parents, si il est d’un peuple qui croit cela, comme les adorateurs du feu (majus), il n’est pas permis pour lui de regarder ou d’être seul (khalwah) avec elle en raison de ce qui a été mentionné dans le commentaire d’Ibn Qasim (sur le Tuhfa).


Et Allah sait mieux.

Cela a été écrit par le serviteur de la Science sacrée, Sheykh Zain b. Ibrahim al-Sumayt.

habibzain

J’ai traduit le texte ci-dessus à partir d’une photocopie de la réponse manuscrite d’al-Habib Zain (qu’Allâh le préserve) que j’ai en ma possession.

Sheykh Hamza Karamali

Traduit par le frère Bilal. G (Qu’Allâh le bénisse)

 

Notes :

[1]
Sheykh Al-Habîb Zayn Al-‘Abidîn Ibn Ibrâhîm Ibn Sumayt surnommé par ses disciples « le gardien du savoir des prédécesseurs » est un Juriste Shafé’ite formé à Hadramout au Yémen. Il est l’imam en matière de Jurisprudence et de fatwa au sein de l’école Ba’Alawi dans la péninsule arabe. Le Sheykh est né en 1942 en Indonésie. Etudiant il s’initia à de nombreuses sciences (Jurisprudence, Tajwid, grammaire arabe, rhétorique, Tassawuf, etc…) auprès de maîtres distingués parmi les Shouyoukh Ba ‘Alawis. Après de longues et studieuses années d’études le Sheykh reçu l’autorisation de porter l’honorable charge de la transmission. Le Sheykh a ainsi passé 20 années à enseigner et prêcher dans la ville d’Al-Bayda.  Il a ensuite rejoint le Centre d’étude Islamique « Ribat » de Médine afin d’y enseigner, de participer à son développement et à sa gestion. Convaincu du besoin de rechercher le savoir du berceau jusqu’au tombeau, il n’hésita pas à s’instruire auprès de savants médinois (Science des fondements, langue arabe, etc… ). Sheikh Zayn Ibn Sumayt continue à œuvrer dans le champ de l’enseignement islamique et de la prédication, entouré de l’amour de ses disciples et du respect des Shouyoukh Bâ ‘Alawîs qui le comptent parmi leurs juristes les plus saillants dans l’ère contemporaine.