Sheykh Bin Baz dit que Allâh a cinq doigts

 


~ Collection : les erreurs dans la ‘Aqida ~

 

 

Rejeté2

 

 

Ce qui suit est un scan tiré du livre nommé livre nommé « Masā’il al-imām Ibn Bāz » :

 

cinq_doigts

 

Question :

J’ai demandé à notre Sheykh concernant le hadith affirmant les « doigts » pour Allâh et s’il [le hadith] est restrictif et que les doigts sont cinq [en nombre]?

Réponse :

Oui, parce que les doigts contiennent toute la création (et le reste de la création est sur un doigt).


Anecdote Utile :

Lorsqu’il fut interrogé sur cette question, le Sheykh Salafi Muhammad b. Salih al-‘Uthaimeen a réagit différemment de Ibn Baz . Il ne fut pas d’accord avec la réponse proposé et répondit : « Audhubillah, comment pouvez-vous poser cette question? Craignez Allah! ». Ce qui démontre une fois de plus les multiples désaccords des Salafis dans ‘Aqida et qui pourtant prétendent apporter une version unique et authentique de l’Islam.


Commentaire :

Nous ne nous attarderons pas sur la réfutation de cette attribution tant il est évident pour tout Musulman qu’Allâh n’est pas concerné par les organes corporels qui sont les caractéristiques des créatures.

Si on accepte le sens (la définition) littéral, alors un doigt n’est rien d’autre qu’une partie libre et mobile de la main, articulée, composée de phalanges, de peau, de veines, etc. et qui qui termine la main et le pied de l’homme et de certains animaux. Pour se sortir de cette impasse, les Salafis diront : « Des doigts pas comme les nôtres et dont le comment est ignoré », mais cette pirouette ne suffira pas à les exonérer de cette grossière erreur. Un doigt, c’est un doigt, si la chose dont on parle ne possède pas les caractéristiques décrites plus haut alors on ne parle plus de doigts mais d’autre chose. La démonstration précédente peut être appliquée sur tous les autres attributs Divins tels que la Main, les Yeux, etc. que seuls les Salafis s’entêtent à vouloir prendre au sens littéral strict.

A ce titre, nous vous proposons de lire l’anecdote suivante qui permet de mieux comprendre quelle est la croyance .

Elle a été rapportée par Mawlana Abdullâh Kakakhail, un savant d’Islamabad spécialiste de la Croyance Islamique (usûl ad-din), qui a étudié à l’Université Islamique de Médine en 1966, et qui peu après, alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui, avait été convoqué au bureau du vice-recteur de l’université. Celui-ci (le vice-recteur) exprima sa déception à propos du fait que l’étudiant n’ait pas davantage profité de l’enseignement dispensé dans l’université à propos de la Croyance Islamique (‘Aqida). Le vice-recteur dit qu’il savait qu’Abdullâh retournait au Pakistan avec les mêmes principes de foi que ceux avec lesquels il était venu (Ash’arite ou Maturidite). Ils sont ensuite venus à parler des  mutashabihat, c’est-à-dire des versets Coraniques et hadiths dits « équivoques » jusqu’à ce qu’ils en arrivent à parler de la « Main » d’Allâh. « Vous dites », dit le jeune homme au vice-recteur, que : « la Main est connue, mais que son comment (kayf) est inconnu ». « Que signifie donc l’inconnu de ce comment ? » Le vice-recteur répondit : « Cela signifie que nous ne savons pas si la main est noire ou blanche, ni si elle est longue ou courte ». Ce vice-recteur se nommait Ibn Baz, et c’est ce qui était proposé à l’époque comme da’wa (appel à l’Islam) – c’est-à-dire une croyance (‘Aqida) semblable à celle qui inspira le plafond de la chapelle Sixtine.

 Qu’Allâh nous accorde une croyance correcte et nous préserve de Lui attribuer ce qui ne Lui sied pas.

Wa Allâhou a’alam

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