Le Dévoilement de l’Imâm Abou Hanîfa

 

 

 

 

Le noble Imâm, connu sous le surnom de « Al-Imâm Al-A`dham » (le plus grand Imâm), Abû Hanîfah رضى الله عنه, l’un des quatre pôles de la Jurisprudence Islamique.

Sheykh Chou’rani رحمه الله écrit dans son livre intitulé « Mizân al-Koubra (la plus grande balance) » que lorsque l’Imâm Abou Hanîfa regardait quelqu’un en train de faire les ablutions, il pouvait voir dans l’eau usée, les péchés qui avaient été lavés pour cette personne lors de cette ablution. Il pouvait même distinguer (tant son pouvoir de kashf [dévoilement] était fort) le type de péché commis — kabîra (grave), saghîra (véniel), ou simplement makrouh (répréhensible), de la même manière que l’on peut voir des objets physiques.

Une fois, il se rendit dans la salle d’ablutions de la grande mosquée de Koufa où un jeune homme était en train de faire ses ablutions. Après avoir vu l’eau qui ruisselait des membres de ce dernier, il s’adressa à lui en privé et le conseilla ainsi :

« Mon fils fais at-Tawba (repens-toi) pour avoir désobéi à tes parents », et celui-ci fit at-Tawba. Puis il vit une autre personne et il lui dit : « Mon frère, l’adultère est un péché très grave » et l’homme s’en repentit tout de suite. Il vit également, dans l’eau usée par une autre personne qui faisait les ablutions, le péché de la consommation des boissons alcooliques et de l’amusement. Il le conseilla également et ce dernier fit at-Tawba. Plus tard, l’Imam Abou Hanifa fit la supplication suivante (dou’a) à Allâh : « Ô Allâh! Éloigne-moi de cette chose (c.à.d. veuille m’enlever ce pouvoir de kashf), car je ne veux pas connaître les péchés des gens ».

Allâh Ta’âlâ accepta son dou’â et lui enleva son pouvoir de kashf. Il est rapporté que c’était durant cette période (c.à.d. avant que son pouvoir fut enlevé par Allâh Ta’âlâ) qu’il émit la fatwa (verdict/décret) qui disait que l’eau déjà utilisée pour les ablutions était impure. Comment pouvait-il se prononcer autrement alors qu’il voyait que l’eau était putride et nauséabonde! Mais par la suite, quand son pouvoir de kashf fut enlevé, il se ravisa et cessa de déclarer impure l’eau usée pour les ablutions.

Qu’Allâh illumine sa tombe, ainsi que celle des Imâms Mâlik, Ash-Shâfi`î et Ahmad Ibn Hanbal.

 

Notes :

Réf : Sheykh Chou’rani dans « Mizân al-Koubra » et Mawlana Zakariyya Kandhalawi dans « Fadhâ’il al-A’mâl  », pg 728 et 729.

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