Jurisprudence des Femmes

Partie 9

Se lamenter à voix haute sur le mort

Question :

Est-il autorisé de pleurer en criant et en élevant la voix pour un mort ?

Réponse :

Les cris en pleurant pour un mort sont interdits car le prophète a interdit cela.

Selon Abû Mûsa al-Ach`ârî – radhiya Allâhu `anhu – comme il est rapporté dans les sahihayn, il a dit : « je me désengage de celui dont le prophète c’est désengager de lui, le prophète s’est désengagé de trois genres de personnes ; Celle qui élève sa voix en criant son mort, celle ou celui qui se rase pour exprimer sa tristesse dans les épreuves et celle ou celui quid échire ses vêtements quand il reçoit la mauvaise nouvelle telle qu’un mort ».

Donc il est interdit de pleurer le mort en criant mais il est autorisé de pleurer discrètement, même le prophète a pleuré à la mort de son fils Ibrâhîm – radhiya Allâhu `anhu-.

Qui remplace le père s’il abuse en refusant un prétendant sans raison

Question :

Je suis une jeune femme pratiquante qui a reçu un prétendant pour me demander la main et j’ai accepté mais mon père a refusé catégoriquement de me marier avec ce jeune homme sans raison valable, que dois-je faire ?

Réponse :

Si le père interdit le mariage sans raison basée sur la Charî`a il est considéré comme injuste, les fuqahâ appellent cela«`âdhil ». Mais le tuteur dans ce cas ne peut passer directement à un autre tuteur par contre ça sera le rôle du juge de devenir le tuteur qui décidera de marier ou pas cette femme. De nos jours, l’imâm compétant et connaissant très bien la charî`a peut remplacer le juge.

Le lavage mortuaire des époux

Question :

Est-il autorisé à l’un des époux de laver son conjoint à sa mort ?

Réponse :

Il est autorisé à l’un des époux de laver son conjoint à sa mort comme il est rapporté que Sayyidunâ `Alî – radhiya Allâhu`anhu- a lavé son épouse Sayyida Fâtima – radhiya Allâhu `anhâ -.

Le statut du bébé né mort

Question :

Peut-on prier la prière mortuaire sur un bébé né mort ?

Réponse :

Si le bébé né mort c’est-à-dire sans aucun signe de vie dès sa naissance on ne le lave pas et on ne prie pas sur lui. Par contre on le couvre d’un tissu et on l’enterre.

La mort d’une femme enceinte

Question :

Que dois t-on faire si une femme meurt et que son bébé est vivant dans son ventre ?

Réponse :

Si on constate que le bébé est vivant dans le ventre d’une maman qui meurt, on est dans l’obligation d’opérer la maman et de sortir le bébé.

Dans le cas où la maman est vivante mais que les médecins sont dans l’obligation de faire le choix entre sauver le bébé ou la maman il est obligatoire de sauver la maman au détriment du bébé.

L’enterrement de la femme non musulmane qui meurt enceinte

Question :

Une femme non musulmane vivant en Europe et mariée à un musulman est morte pendant l’accouchement ainsi que son bébé. Où doit-on enterrer cette femme sachant qu’elle porte dans son ventre un bébé musulman ?

Réponse :

Il faut tout faire pour que la femme ne soit ni enterré dans un cimetière non-musulman ni dans un cimetière musulman, donc il faut l’enterrer dans un endroit neutre où il n’y a pas de musulmans ni de non-musulmans.

La visite des tombes pour les femmes

Question :

Quel est le statut des femmes qui vont au cimetière pour rendre visite aux morts ?

Réponse :

Il est autorisé aux femmes de rendre visite aux morts et si elles y vont-elles doivent respecter les obligations de la Sharî ‘a telles que l’habillement, ne pas crier en pleurant et surtout si c’est pour rendre visite au mort pour méditer et tirer des leçons de la mort.

Le statut de la femme qui prend de l’argent de son mari parcequ’il est avare

Question :

Une femme pose la question suivante : Mon mari est un homme bien sauf qu’il est très avare surtout vis-à-vis de sa femme et de ses enfants. Est-il autorisé de prendre de son argent à son insu pour dépenser dans les choses nécessaires pour moi et mes enfants ?

Réponse :

Oui il est autorisé à la femme de prendre de l’argent du mari avare à son insu puisqu’il la prive du minimum dont elle a besoin ainsi que de ses enfants ; sauf qu’elle doit seulement prendre le nécessaire. La preuve de cela, c’est que Sayyida Hind – radhiya Allâhu `anhâ– la femme de Abû Sufyân – radhiya Allâhu `anhu – est allée se plaindre au prophète de l’avarice de Abû Sufyân ; le prophète lui a répondu :« prends ce qu’il te faut ainsi que pour ton enfant sans abus »

La part d’héritage de l’enfant qui est toujours dans le ventrede sa mère

Question :

Une femme enceinte pose la question suivante : je suis une femme enceinte, j’ai un bébé dans mon ventre et son père vient de mourir. On m’a dit que ce bébé a une part d’héritage mais ses oncles veulent le priver d’héritage sous prétexte qu’il n’est pas encore né. Qu’en est-il ?

Réponse :

L’Islâm a donné la part d’héritage au bébé après sa naissance pour savoir s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, et ausside savoir s’il né mort ou vivant. A partir de là, l’héritage ne sera réparti qu’après la naissance de ce bébé.

Serrer la main aux hommes

Question :

Je suis une femme travaillant dans l’administration et je suis souvent amenée à serrer la main aux hommes dans le cadre de mon travail bien que je déteste cela mais des hommes me tendent la main sans arrière pensée alors j’ai honte de leur refuser surtout qu’ils savent que je suis une femme pratiquante, j’ai peur qu’ils prennent une mauvaise impression sur nous. Quelle est la position de la Charî`a ?

Réponse :

Les femmes ont fait la bay`a (le pacte d’obéir) avec le prophète – Salla Allâhu `alayhi wa sallam – sans qu’aucune d’elles ne lui serrent la main ; elles lui ont fait bay`a avec la parole au moment où les hommes lui serraient la main pour lui faire aussi bay`a. Et parmi les arguments qui prouvent l’interdiction de serrer la main aux hommes, l’imâm rapporte selon`Âicha qui a dit : « Le prophète acceptait la bay`a des muhâjirâtes de la Mecque vers Médine sans qu’aucune femme lui aient serré la main. Il leur dit juste : « je vous ai fais la bay`a sur cela ».

L’imâm Ahmad nous rapporte que Umayma bint Daqîq a dit : « je suis venue voir le prophète avec un groupe de femme afin de lui faire bay`a et nous lui avons dit :« ne nous serres-tu pas la main yâ rasûla Allâh ? » et il a répondu en disant : « Je ne serre pas la main aux femmes mais quand je fais bay`a en parlant à une femme c’est la même chose que si je le fais à 100 femmes en même temps »

Conclusion : il est interdit aux femmes de serrer la main aux hommes.

Les droits des enfants vis-à-vis de leurs parents

Les droits des enfants vis-à-vis des parents sont :

1/ Le fait de leur donner des beaux prénoms car le Prophète aimait les beaux prénoms et il insistait toujours sur le fait de donner de beaux prénoms aux enfants ; il a dit : « les meilleurs noms pour Allâh sont `Abdullâh et`Abdurrahmân, et les plus véridiques parmi les noms sont Hârith (celui qui travaillent la terre ou autre) et Hammâm (celui qui a une grande himma, volonté de faire les choses). Et les plus mauvais (prénoms) Harb (guerre) et Murra (amère) »

2/ La `aqîqa qui est une sunna fortement recommandée, elle repousse le mal sur les nouveaux nés (mauvais œil, maladie…) et elle consisteà remercier Allâh pour ce grand bienfait

3/ Le fait d’assurer une progéniture propre et pure, la Charî`a oblige les parents de garantir la filiation des enfants à leur parents.

4/ L’allaitement. Il est du droit de l’enfant d’être allaité car la maman n’a pas le droit de le priver de son lait et de son affection.

5/ La prise en charge de l’enfant. Il est obligatoire aux parents de prendre en charge leurs enfants

6/ Les dépenses. Il est obligatoire aux parents de dépenser pour les enfants afin d’assurer leur vie, leur bonne santé, et l’apprentissage de la science.

7/ Il est du droit de l’enfant de recevoir son héritage et personne n’a le droit de lui en priver.

8/ Leur donner une bonne éducation religieuse.

Planifier les naissances

Question :

Une femme a posé la question suivante : j’ai l’habitude de tomber enceinte dès que je donne naissance à un bébé et cela me fatigue énormément et cela à une mauvaise répercussion sur le bébé qui est en période d’allaitement. Est-ce qu’il m’est autorisé d’utiliser des pilules afin d’éviter de tomber enceinte à chaque fois ?

Réponse :

Ma sœur, tu as toutes les causes qui t’autorisent à utiliser ces pilules afin d’éviter de tomber enceinte, à condition qu’il y ait accord entre le couple.

Les caractéristiques et les conditions du voile islâmique

La Charî`a a mis des conditions au voile islâmique qui sont :

1/couvrir tout le corps sauf le visage et les mains

2/qu’il ne soit pas transparent et qui permet de faire voir ce qu’il y a en dessous

3/qu’il ne soit pas serré et qui ne doit pas montrer les formes de la femme

4/qu’il ne soit pas un habillement spécifique aux hommes

5/qu’il ne soit pas un habillement spécifique des kâfirâtes

6/qu’il ne soit pas un habillement qui attire l’attention des autres (qui flash de par sa couleur ou son style)

 

 

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