Partager l'article ! Bergerac - Des tags islamophobes et une interpellation musclée: i Des tags islamophobes et une interpellation musclée Hier ma ...
i Des tags islamophobes et une interpellation
musclée
Hier matin, sur les ex-Nouvelles galeries, près de l'église. Photo A.V.
Les deux lycéens arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi se sont violemment débattus.
Gêne palpable sur le marché, hier matin à Bergerac. À quelques mètres des stands, sur la palissade du chantier des
ex-Nouvelles galeries, plusieurs slogans islamophobes sont apparus dans la nuit de mardi à mercredi. « L'Islam veut détruire la démocratie », « Islam = danger », « tous les "prophètes" sont des
escrocs » : ce genre de choses. Ce sont deux jeunes de 17 et 22 ans qui ont peint ces phrases à la bombe, dans la nuit, sur le futur magasin, mais aussi des sanisettes du jardin public et les
portes du tribunal. Ils ont été interpellés peu avant 3 heures du matin.
Encagoulé, le duo s'est débattu, au point de légèrement blesser deux policiers et d'aveugler un troisième avec une
bombe lacrymogène. Ils étaient armés d'un couteau (attaché à la jambe de l'un d'eux) et d'un nunchaku. De plus, ils portaient des tracts islamophobes et anonymes. Ils ont été interpellés en
flagrant délit par une patrouille à qui un passant avait signalé le raid de ce tandem masqué. Et ils ont été filmés par les caméras de vidéosurveillance du tribunal, alors qu'ils se cachaient
derrière des colonnes.
Des perquisitions
Hier soir, leur garde à vue a été prolongée. Ils pourraient faire l'objet d'une comparution immédiate, à moins que le parquet ouvre une information judiciaire. Tout dépend des investigations complémentaires lancées hier : les enquêteurs devaient perquisitionner les domiciles et les ordinateurs, et vérifier l'origine et la destination des tracts. Les deux jeunes interpellés sont des lycéens, internes, de l'Institution Saint-Front de Bergerac, qui habitent Périgueux et la Gironde. Le mineur aurait des penchants connus pour la culture « skinhead », et aurait déjà proféré des propos racistes au sein du lycée. Le parquet prend l'affaire au sérieux, vu « le caractère raciste des faits et les violences contre la police », souligne le procureur.
Source : sudouest.fr