.Des questions se rapportant aux actes recommandés de la prière 

 


En quoi consistent les « Sunnans » de la prière?
Ce sont ces actes et ces paroles que le Prophète (salallahou ‘alayhi wassalaam) appliquait avec assiduité, et dont aucun argument n’a confirmé le caractère obligatoire mais qui sont malgré tout décrétés par la Chari’a.Quelles sont les « Sunnans de la prière?

Elles sont au nombre de quatorze :

– La lecture de la sourate (en sus de la « Fatiha ») lors des deux premières génuflexions de chaque prière obligatoire. »
– La position debout.
– La récitation à voix haute lors des prières du « Sobh » et du « Vendredi » et lors des deux premières génuflexions des prières du « Maghreb » et du « ’Icha« .
– La récitation à voix basse lors des prières du « Dohr » et du « Asr« , lors de la dernière génuflexion de la prière du « Maghreb » et des deux dernières génuflexions de la prière du « Icha » .
– Tous les « Takbirs » à part celui de l’ouverture (Takbirat al-Ihram).
– Le fait de dire « Sami’aAllâh Ii man Hamidah » (Allah exauce celui qui Le loue).
– Tout « Tachahhud ».
– Le fait de s’asseoir pour réciter le « Tachahhud ».
– La prière sur le Prophète   après le dernier « Tachahhud » .
– La prosternation en gardant les mains, les genoux et les pieds sur le sol.
– La réponse par le fidèle au salut de l’imam et à celui se trouvant à sa gauche au cas où ce dernier est en train de rattraper au même titre que lui ne serait-ce qu’une génuflexion derrière l’imam.
– La formulation à voix haute des deux salutations finales.
– L’attention portée à l’imam lors de la récitation à voix haute.
– Le fait d’ajouter en sérénité, sachant que l’accomplissement des actes de prière avec sérénité est une obligation. Dès lors, tout ce qui est ajouté fait partie de la sunna.

Que dire de celui qui omet d’accomplir l’une des « sunnans » de la prière?

Sa prière est valable sauf si cette omission a trait à la récitation à voix haute ou à voix basse laquelle nécessite la prosternation d’inadvertance, telle qu’on va l’illustrer à travers l’exemple suivant: si le fidèle récite à voix basse au lieu de le faire à voix haute (c’est-à-dire qu’il a accompli la prière du « Sobh » en récitant à voix basse au lieu de la faire à voix haute), dans ce cas là, il l’a fait par omission et, par voie de conséquence, il est tenu de remédier à son impair par deux prosternations avant les deux salutations finales (Soudjoud Qâblî). Par contre, s’il fait le contraire, c’est-à-dire, qu’il récite à voix haute au lieu de le faire à voix basse, dans ce cas là, il fait dans le rajout et, par voie de conséquence, il est tenu de remédier à son impair par deux prosternations juste après les deux salutations finales (Soudjoud Ba’di)

Que dire de celui qui omet d’accomplir deux « Sunnans » ou plus?

Si le fidèle omet d’accomplir deux « Sunnans » ou plus, il aura à se corriger par un « Soujoud Qabli »

– S’il rajoute deux « Sunnans » ou plus, il aura à se corriger par un « Soujoud Ba’di ».
– Dans le cas où il fait en même temps dans le rajout et dans l’omission, il aura dans ce cas là à se corriger par un « Soujoud Qabli » .

Que dire de celui qui omet d’accomplir deux « Sunnans » mais ne se corrige pas à travers un « Soujoud Qabli » (le fait de se prosterner avant les deux salutations finales)?

Maintenant s’il arrive à se rappeler de son omission dans l’immédiat (par exemple lors de son invocation à l’issue de sa prière) et que le temps ne soit pas long, il aura à se prosterner conformément à la sunna. Par contre, s’il met du temps avant de s’en rappeler ou bien quitte carrément la mosquée, il peut toutefois en faire abstraction et sa prière reste valable.

Que dire de celui qui omet d’accomplir trois « Sunnans » ou plus et oublie d’y remédier par un « Soujoud Qabli », puis met du temps pour s’en rappeler ou bien quitte carrément la mosquée?

Sa prière est caduque et il lui appartient de la refaire.

Que dire de celui qui rajoute des « Sunnans » à la prière, à laquelle il est tenu de remédier par un « Soujoud Ba’di » mais oublie de le faire et met du temps pour s’en rappeler?

Il devra se prosterner dès qu’il se rappellera de son impair. Quitte à le faire après une année et même lors des moments où la prière n’a pas lieu d’être.

 

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